Le Paradis des eaux, chronique
De Isabelle Eberhardt
Lu par Christiane-Jehanne
Durée : 0 min
Genre : Nouvelles
Description
Très joli texte Publié dans La Dépêche Algérienne du 17 juillet 1904.
« Les yeux du vagabond s’ouvrirent péniblement. Son regard erra sur les choses. Il cherchait les étranges créatures qui, quelques instants auparavant, dansaient devant lui. Il les avait vues, il avait entendu leurs rires de gorge semblables à de sourds gloussements, il avait senti sur son front brûlant les souffles chauds que soulevaient leurs voiles. Elles avaient disparu, laissant au vagabond le souvenir d’une angoisse inexprimable. Où étaient-elles maintenant ? L’esprit fatigué du vagabond cherchait à sortir des limbes où il flottait depuis des heures ou depuis des siècles, il ne savait plus. »
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