Journal dirigé
De Joë Bousquet
Lu par Un veilleur
Durée : 0 min
Genre : Biographies, Inclassables, Philosophie
Description
S’il faut « faire parler la vie » pour la fonder et la révéler, le livre s’écrit tout seul, il ne représente ni un aventure qui d’ailleurs, pense Bousquet, n’intéresse pas le lecteur, ni une aventure humaine. Il dément l’autobiographie et désorganise la fiction dont il déjoue le piège, enfin dénie à l’auteur comme au lecteur, à l’auditeur comme au diseur intermittent du récit quelque statut que ce soit. Grâce à ce stratagème, Bousquet inclut organiquement dans cette approximation de roman, la glose lyrique et la confession fabulatrice, donne le pas à une démarche poétique de la négativité où poésie, roman et autobiographie sont déroutés hors de l’écran de l’écriture. L’œuvre, cette fois, n’est plus échappatoire où Bousquet forclôt sa vie intérieure et manque le réel de façon singulière, mais échappée scripturale: « le comble de l’art » et « l’art heureux« . (Christine Michel)