Ode 3, Magnificat
De Paul Claudel
Lu par Christiane-Jehanne
Durée : 0 min
Genre : Poésie, Religion
Description
Paul Claudel ( 1868-1955 ) est un dramaturge, poète, essayiste et diplomate français, membre de l’Académie française. Il est le frère de la sculptrice Camille Claudel. Son œuvre est profondément marquée par la foi chrétienne, à la suite de la révélation en 1886.
« Les enfants de la maîtrise […] étaient en train de chanter ce que je sus plus tard être le Magnificat. J’étais moi-même debout dans la foule, près du second pilier à l’entrée du chœur à droite du côté de la sacristie. Et c’est alors que se produisit l’événement qui domine toute ma vie. En un instant mon cœur fut touché et je crus. Je crus, d’une telle force d’adhésion […] que, depuis, tous les livres, tous les raisonnements, tous les hasards d’une vie agitée, n’ont pu ébranler ma foi, ni, à vrai dire, la toucher » Source : Wikipedia
Les « Cinq Grandes Odes » est un recueil poétique de 1910. Ici, la troisième ode, Magnificat. Chant de louange à Dieu. 1907.
« C’est ainsi que vous m’avez sauvé de la mort et que je m’écrie à mon tour,
Parce qu’il m’a été fait des choses grandes et que le Saint est son nom ! »
« …Rien ne me réconcilie, je suis vivant dans votre nuit abominable, je lève mes mains dans le désespoir, je lève les mains dans la transe et le transport de l’espérance sauvage et sourde !
Qui ne croit plus en Dieu, il ne croit plus en l’Etre, et qui hait l’Etre, il hait sa propre existence.
Seigneur, je vous ai trouvé. »